Je n’étais pas l’ami de Jeffrey Epstein, certes j’ai voyagé dans son jet privé pour séjourner à Marrakech, c’est vrai que je lui ai demandé 58 000 $ pour financer un film documentaire, et puis je ne savais même pas qu’il m’avait mis comme associé dans une société offshore domiciliée dans les îles Vierges américaines, créée en association avec ma fille Caroline… Désolé mais je plaide « la naïveté confondante ».
Les nouveaux documents mis en ligne dans les médias entre hier nuit et ce matin vont totalement momifier la défense de Jack LANG, il ferait mieux de démissionner afin d’éviter d’être éjecté comme un malpropre…
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Selon les documents consultés par Mediapart, la fille de l’ancien ministre Jack Lang a fondé une société offshore domiciliée dans les îles vierges avec Epstein Ayant passé de longues années à étudier ces entités, laissez moi vous expliquer leur rôle
Fondamentalement, les sociétés écran remplissent une fonction principale : Déconnecter les richesses de leurs véritables détenteurs Créer l’opacité qui permet aux grandes fortunes d’exercer un grand pouvoir, mais à l’abri des regards
C’est ainsi que les gros comptes en Suisse sont souvent détenus par des sociétés offshore: Ce ne sont pas des personnes qui apparaissent sur les relevés bancaires, mais des coquilles vides Cela garantit le même degré d’anonymat qu’un compte numéroté, interdit par la législation.
Les sociétés écran sont également fort utiles pour entrer en affaire avec des personnes peu recommandables : Elles permettent à leurs actionnaires de rester dissimulés On peut ainsi faire du “business” sans avoir à se préoccuper de la réputation de ses partenaires.
L’optimisation fiscale joue également un rôle majeur : Les bénéfices des entreprises sont normalement taxés par l’impôt sur les sociétés (IS) Pas ceux des sociétés écran, qui souvent domiciliées dans des paradis fiscaux où le taux d’IS est un taux modeste de… 0 %.
La recherche économique a démontré le caractère particulièrement élitiste du recours au société écran : Il faut atteindre les 0,01 % les plus riches pour que leur utilisation devienne récurrente.

Ce sont les Panama Papers, en 2015, qui ont agi comme un révélateur Cette fuite de données d’un cabinet spécialisé dans la création de sociétés écran a jeté une lumière crue sur cette forme de dissimulation, pratiquée aussi bien par les oligarques, les dictateurs & les criminels
De timides progrès ont été réalisés depuis : Certains paradis fiscaux se sont engagés à recenser les bénéficiaires effectifs de leurs sociétés écrans Mais de nombreux autres continuent à offrir une opacité parfaite Pourquoi l’acceptons nous ?
Il n’appartient qu’à nous d’y mettre fin : La France devrait refuser d’importer des biens et des services d’entreprises étrangères qui ne révèlent pas leurs propriétaires Ces dernières devraient être soumises à de lourdes taxes – ou bien ces importations interdites.

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