Les municipalités d’Almería montent au créneau pour défendre la filière tomate espagnole

À Almería, la motion adoptée appelle le Gouvernement espagnol et les institutions européennes à « défendre fermement les intérêts du secteur fruitier et légumier espagnol ».

Les conseils municipaux d’El Ejido, Níjar et Almería ont officiellement affiché leur soutien à la filière tomate espagnole, dans un contexte de vives inquiétudes liées à la progression des importations marocaines, a rapporté mardi le site FruitNet. Lors de leurs séances plénières respectives, ces collectivités ont adopté des motions dénonçant les « effets négatifs » de l’Accord d’association UE-Maroc sur la production et les exportations nationales.

Cette mobilisation locale fait écho au manifeste publié fin novembre par la Fepex, fédération espagnole des producteurs-exportateurs de fruits et légumes. Le document, relayé par des associations membres comme Coexphal, a été transmis à plusieurs municipalités afin d’alerter sur la dégradation de la compétitivité du secteur.

Selon les données avancées, la production de tomates destinées au marché intérieur du frais en Espagne a reculé de 31 % en dix ans, passant de 2,32 millions de tonnes en 2014 à 1,65 million en 2024. Dans le même temps, les exportations espagnoles vers l’Union européenne (hors Royaume-Uni) ont chuté de 25 %, tandis que les importations en provenance du Maroc ont bondi de 269 %.

La Fepex souligne également un « désavantage structurel » pour les producteurs européens, soumis à des normes sociales, sanitaires et environnementales plus strictes. Elle estime que l’amendement à l’accord, daté du 2 octobre, risque « d’exacerber une situation déjà difficile » en facilitant l’augmentation des volumes marocains.

À Almería, la motion adoptée appelle le Gouvernement espagnol et les institutions européennes à « défendre fermement les intérêts du secteur fruitier et légumier espagnol ». Les élus demandent que les produits importés des pays tiers respectent les mêmes exigences en matière de droit du travail, de normes sociales, de protection de l’environnement et de règles phytosanitaires que celles imposées aux producteurs européens.

Le texte soutient en outre la requête du secteur visant à ce que le Parlement européen ne ratifie pas l’amendement du 2 octobre, jugé susceptible de « nuire directement à la production espagnole et européenne ».

Cette série d’initiatives illustre la montée des préoccupations dans une région clé de l’horticulture sous serre, où la tomate demeure un pilier économique et social majeur.

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