Affaire Epstein : les délais de prescription menacent les poursuites financières, contrairement aux crimes sexuels

L’affaire Jeffrey Epstein représente une opportunité judiciaire en grande partie manquée. Si les crimes sexuels (trafic, viol) peuvent encore être poursuivis car souvent non prescrits, il n’en va pas de même pour les délits financiers, dont les délais de prescription sont généralement courts (5 ans pour les infractions boursières, 10 pour la fraude bancaire, 6 pour la fraude fiscale criminelle).

Un article de Barron’s cite plusieurs cas suspects issus des « Epstein files » :

Jes Staley (ex-JPMorgan) aurait envoyé à Epstein des documents internes sur les rémunérations de dirigeants et une opération boursière confidentielle.

Boris Nikolic (conseiller de Bill Gates) a transmis à Epstein des informations privées sur Foundation Medicine avant et après son introduction en Bourse.

Steven Sinofsky (ex-Microsoft) a partagé des courriels internes sensibles sur un échec produit imminent.

Richard Kahn et Darren Indyke (exécuteurs testamentaires d’Epstein) : Kahn aurait notamment usurpé l’identité d’Epstein auprès de banques.

Leon Black (cofondateur d’Apollo) a versé jusqu’à 170 M$ à Epstein pour des conseils fiscaux, ce qui intrigue le Sénat.

Malgré ces éléments, les auteurs soulignent que les délais de prescription rendent difficile toute poursuite pour délit financier, sauf à prouver un complot continu. L’article compare cette situation à la condamnation d’Al Capone pour fraude fiscale : moins spectaculaire, mais mieux que l’inaction actuelle.

Enfin, de nouvelles révélations pourraient encore changer la donne, comme l’arrestation récente au Royaume-Uni du prince Andrew et de Peter Mandelson pour soupçon de transmission d’informations confidentielles à Epstein.

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