Le Conseil de la paix de Trump : quand la soumission se déguise en diplomatie

Ce « Conseil de la paix » n’a rien d’un projet historique. Il est le symbole d’un monde où certains États achètent l’obéissance, où d’autres la vendent faute de pouvoir la défendre.

Ce ne sont que des pays sans aucun poids géopolitique réel, des États affaiblis, dépendants, soumis aux volontés d’Israël et des États-Unis. Des pays qui ont renoncé, parfois depuis longtemps, à leur souveraineté réelle. Leur intégration au fameux « Conseil de la paix » initié par Donald Trump n’a rien d’un acte diplomatique courageux : c’est une capitulation politique soigneusement emballée sous le vernis de la paix.

Ce conseil, présenté comme une initiative historique, n’est en réalité qu’un instrument de pression. Un club fermé où l’adhésion ne se fait ni par conviction, ni par intérêt des peuples, mais par chantage économique et dépendance stratégique. La facture est claire : un milliard de dollars en cash, exigé ou « attendu », comme droit d’entrée à une paix dictée, non négociée.

Parler de paix dans ces conditions relève de l’imposture. Comment évoquer la stabilité régionale quand les pays invités n’ont ni la liberté de parole, ni la capacité de dire non ? Quand leur politique étrangère se décide à Washington et s’aligne systématiquement sur Tel-Aviv ? Ce ne sont pas des partenaires autour d’une table, mais des figurants dans une mise en scène géopolitique.

Le plus grave reste le silence imposé aux peuples. Aucun référendum, aucun débat national, aucune consultation réelle. La paix devient une transaction financière, un deal entre élites politiques fragilisées et puissances dominantes. La souveraineté, elle, est reléguée au rang de slogan creux.

Ce « Conseil de la paix » n’a rien d’un projet historique. Il est le symbole d’un monde où certains États achètent l’obéissance, où d’autres la vendent faute de pouvoir la défendre. Une paix sans justice, sans équité et sans dignité ne peut être qu’une paix factice — temporaire, instable et profondément injuste.

L’Histoire, elle, ne se trompe jamais longtemps.

M. H.

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