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L’inscription du caftan marocain au patrimoine immatériel de l’humanité, officialisée le 10 décembre 2025 à New Delhi, ne doit rien au hasard, a rapporté lundi Africa Intelligence attribuant ce succès culturel à une stratégie d’influence millimétrée, mêlant agences de communication parisiennes, réseaux familiaux de haut vol et enjeux géopolitiques avec l’Algérie.
Une offensive médiatique pilotée depuis Paris
Selon cette source qualifiée proche des renseignements marocains, pour garantir le succès de sa candidature, Rabat a mobilisé des poids lourds de l’intelligence économique. L’ambassadeur du Maroc auprès de l’Unesco, Samir Addahre, a sollicité l’agence de relations publiques Antidox (groupe Adit). Pendant six mois, le cabinet a orchestré une campagne de presse discrète mais efficace en France, plaçant des articles favorables dans des médias à large audience pour installer l’image du caftan comme un patrimoine exclusivement chérifien.
Des connexions de haut rang
Le dossier a bénéficié d’un alignement planétaire rare entre Paris, Rabat et l’institution internationale :
–Samir Addahre (Unesco) est l’époux de Samira Sitaïl, ambassadrice du Maroc en France.
-Jusqu’à récemment, l’Unesco était dirigée par Audrey Azoulay, dont le père, André Azoulay, est le conseiller historique du roi Mohammed VI.
–Mehdi Qotbi, président de la Fondation nationale des musées et proche de Brigitte Macron, a agi comme facilitateur entre les deux capitales, multipliant les expositions de prestige à Rabat.
Entre rivalité régionale et activisme saharien
Cette reconnaissance s’inscrit dans un contexte de vive tension avec l’Algérie. Après l’inscription de tuniques algériennes (gandoura et melehfa) fin 2024, le Maroc se devait de répliquer sur le terrain du « soft power ».
L’aspect politique n’est jamais loin : lors de la dernière Caftan Week, financée par le groupe Akwa du chef du gouvernement Aziz Akhannouch, l’accent a été mis sur les parures du Sahara. Un choix hautement symbolique qui vient appuyer l’offensive diplomatique du Royaume sur ses provinces du Sud, quelques semaines après des votes décisifs aux Nations Unies.
Loin d’être une simple formalité culturelle, l’inscription du caftan témoigne de la capacité du Maroc à mobiliser ses élites économiques et ses réseaux diplomatiques pour graver son identité nationale dans le marbre des institutions internationales.
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