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L’Organisation Africaine des Droits de l’Homme exhorte les pays du Maghreb à surmonter les tensions politiques et à s’unir pour un avenir commun de paix, de prospérité et d’intégration.
L’Organisation Africaine des Droits de l’Homme a appelé à la relance du projet de l’Union du Maghreb Arabe, le considérant comme un choix stratégique sans alternative. Elle a souligné que les tensions politiques et diplomatiques persistantes entre les pays de la région font obstacle aux aspirations des peuples à la coopération, au développement et à la stabilité.
Dans une déclaration publiée aujourd’hui, l’organisation a exprimé sa profonde préoccupation face à l’escalade des tensions entre le Maroc et l’Algérie d’une part, et entre le Maroc et la Tunisie d’autre part. Elle a affirmé que de tels différends bilatéraux entretiennent la stagnation politique et empêchent la région de bénéficier des opportunités économiques et sociales offertes par l’intégration maghrébine.
L’organisation a souligné que la sécurité et la stabilité dans la région du Maghreb ne peuvent être atteintes que par un dialogue constructif et un bon voisinage, en évitant l’escalade politique, qui ne sert que les agendas de division et de fragmentation.
Dans ce contexte, elle a appelé à relancer le projet de l’Union du Maghreb comme une nécessité urgente pour suivre le rythme des mutations économiques et géopolitiques mondiales. Elle a également insisté sur la nécessité d’approfondir le dialogue entre le Maroc et l’Algérie pour surmonter les différends politiques entravant les progrès conjoints, ainsi que de reconstruire la confiance entre le Maroc et la Tunisie, et de neutraliser les questions politiques sensibles dans les relations bilatérales.
Les initiatives civiles et le dialogue, clés de la relance de l’Union du Maghreb
L’organisation a noté que les initiatives populaires et de la société civile peuvent jouer un rôle important dans le rapprochement des peuples de la région. Elle a appelé à soutenir les activités culturelles, économiques et sociales qui contribuent à briser l’impasse politique et à jeter les bases d’une coopération maghrébine plus ouverte.
Elle a confirmé que l’expérience des décennies passées a montré que l’absence de l’Union du Maghreb a porté préjudice aux intérêts des cinq pays (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Mauritanie) et leur a coûté d’immenses opportunités économiques et de développement.
La déclaration a conclu en affirmant que la paix n’est pas simplement l’absence de conflit, mais qu’elle nécessite des relations fondées sur le dialogue et le respect mutuel. Elle a appelé les dirigeants politiques de la région à assumer leurs responsabilités historiques et à œuvrer sérieusement à la réalisation du rêve de l’Union du Maghreb auquel les peuples aspirent depuis des décennies.

