Au Maroc, la flambée des frais scolaires français met à l’épreuve le rapprochement diplomatique avec Paris

Si le dialogue entre le Maroc et la France s’est rétabli, la question scolaire apparaît désormais comme un test majeur de confiance et d’influence.

À l’occasion du 5ᵉ Forum interparlementaire Maroc-France à Rabat, censé marquer le réchauffement des relations bilatérales, une controverse inattendue est venue perturber les échanges : la hausse des frais de scolarité des établissements français du réseau AEFE. L’augmentation pouvant atteindre 25 % en trois ans, accompagnée de nouveaux droits d’inscription, a provoqué une vive mobilisation des parents d’élèves.

Ce mécontentement, relayé par des figures proches du pouvoir, est perçu comme un signal de désengagement de la France dans un secteur clé de son influence culturelle. Le projet immobilier du collège Saint-Exupéry, financé en partie par les contributions des familles, cristallise particulièrement les tensions.

Parallèlement, les établissements privés homologués, souvent liés à des intérêts proches de la famille royale, connaissent un essor rapide, accentuant la concurrence avec le réseau public français.

Sur le plan diplomatique, l’absence remarquée d’une députée du Rassemblement national lors du forum souligne la sensibilité persistante des relations bilatérales. Si le dialogue entre Paris et Rabat s’est rétabli, la question scolaire apparaît désormais comme un test majeur de confiance et d’influence.

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