La Fédération marocaine de football a porté l’affaire de la finale de la Coupe d’Afrique des nations devant les instances internationale (FIFA) et africaine (CAF), en raison des événements qui ont marqué le match. Le Maroc estime que l’attitude des Sénégalais, qui ont quitté le terrain pendant plus de 15 minutes, leur a porté préjudice, et en particulier à Brahim Díaz, qui a manqué le penalty ayant déclenché la crise.
Le journal espagnol AS a révélé, dans un article publié mardi sur son site الإلكتروني, que l’argument juridique sur lequel s’appuiera la Fédération marocaine repose sur le paragraphe 35 de l’article 82, relatif aux retraits dans le règlement de la compétition. Celui-ci stipule que : si une équipe se retire de la compétition pour quelque raison que ce soit, ne se présente pas au match, refuse de jouer ou quitte le terrain avant la fin de la rencontre sans l’autorisation de l’arbitre, elle est considérée comme perdante et sera définitivement exclue du tournoi.
La Fédération marocaine estime qu’il existait des raisons suffisantes pour mettre fin à la finale lorsque la majorité des joueurs sénégalais et le staff technique ont quitté le terrain. De plus, Ibrahim Mbaye a écrit sur Snapchat « Ils nous volent » après l’entrée de l’équipe dans les vestiaires à la suite du retrait, avant de présenter ses excuses quelques heures après le sacre du Sénégal, obtenu après le retour de l’équipe sur le terrain à la demande de la star Sadio Mané.
Le rapport d’AS ajoute que, outre d’autres détails enregistrés par les caméras, l’article 82 constitue la carte juridique gagnante du Maroc pour prouver que l’équipe du Sénégal a quitté le terrain et aurait dû être considérée comme forfait. En outre, l’article suivant, le numéro 83, apporte davantage de précisions sur les procédures qui auraient dû être appliquées : « Toute équipe qui n’est pas présente sur le terrain, en tenue de jeu, à l’heure prévue pour le coup d’envoi ou au plus tard 15 minutes après, est déclarée perdante. L’arbitre consigne l’absence de l’équipe dans son rapport, et la commission d’organisation prend la décision finale à ce sujet. »
Le journal espagnol a ajouté que le problème pour la Fédération marocaine réside dans le fait que, malgré ce que prévoient les règlements, le match a repris avec l’accord de l’arbitre et des deux équipes, ce qui va à l’encontre de la volonté de déposer une plainte ultérieure. Il semble donc impossible qu’une sanction soit prise allant jusqu’à déclarer le Sénégal perdant de la finale. Toutefois, de lourdes sanctions disciplinaires devraient être infligées à la sélection sénégalaise et aux responsables impliqués dans l’une des images les plus honteuses du football africain de ces dernières années.
Il convient de rappeler que l’équipe du Maroc a obtenu un penalty dans la dernière minute du temps additionnel, ce qui a entraîné le retrait des joueurs sénégalais du terrain avant leur retour. Brahim Díaz, meilleur buteur du tournoi, a manqué le penalty en tentant une « Panenka », arrêtée avec succès par Édouard Mendy, avant que son coéquipier Pape Gueye n’inscrive le but de la victoire durant la première période de la prolongation.
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