La guerre opposant les États-Unis et Israël à l’Iran secoue les marchés mondiaux de l’énergie et fait craindre une hausse prolongée des prix du carburant pour les consommateurs et les entreprises. Entré dans sa huitième journée, le conflit a déjà perturbé près d’un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole brut et en gaz naturel, en raison notamment d’attaques contre les navires et les infrastructures énergétiques au Moyen-Orient.
Depuis le début des combats, les prix mondiaux du pétrole ont augmenté de plus de 25 %. Le brut américain a clôturé vendredi à un peu moins de 91 dollars le baril, enregistrant sa plus forte hausse hebdomadaire depuis le début des statistiques en 1983. Les analystes avertissent que les prix pourraient dépasser les 100 dollars le baril si les perturbations du transport maritime se poursuivent.
Un facteur clé est la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz, voie maritime essentielle pour les exportations d’énergie. Les principaux producteurs de la région — l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l’Irak et le Koweït — ont suspendu des expéditions pouvant atteindre 140 millions de barils de pétrole. Comme la majorité du commerce mondial se fait par voie maritime, ces perturbations pourraient également augmenter les coûts du transport et retarder les livraisons de marchandises dans le monde entier.
Le conflit endommage également les infrastructures énergétiques régionales. Des attaques iraniennes ont contraint des raffineries et des terminaux d’exportation à fermer, tandis que le Qatar a temporairement suspendu une partie de ses exportations de gaz après des frappes de drones. Dans le même temps, les installations de stockage dans le Golfe se remplissent rapidement, obligeant certains producteurs à réduire leur production.
Même si les combats cessent rapidement, les experts préviennent que les conséquences pourraient durer plusieurs semaines, voire plusieurs mois. La remise en service des champs pétroliers et la réparation des installations endommagées pourraient prendre du temps, maintenant une offre limitée et des prix élevés.
Les économistes estiment que la crise pourrait entraîner une combinaison difficile de hausse des coûts de l’énergie et de ralentissement de la croissance, ce qui représenterait un défi politique pour les gouvernements confrontés au mécontentement des électeurs face à l’augmentation du coût de la vie.
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