Le prince Edward est devenu le premier membre de la famille royale britannique à s’exprimer publiquement sur l’affaire Jeffrey Epstein. Lors d’une intervention au Sommet mondial des gouvernements à Dubaï, mardi, le duc d’Édimbourg a insisté sur l’importance de « se souvenir des victimes ».
Âgé de 61 ans, le frère cadet du roi Charles III était interrogé sur la récente publication de documents par le département américain de la Justice, dans lesquels apparaît à de nombreuses reprises le nom de son frère, le prince Andrew. Ces archives, rendues publiques vendredi, regroupent près de trois millions de documents liés au réseau du financier américain, condamné pour crimes sexuels.
Interrogé par la journaliste de CNN Eleni Giokos, le prince Edward a souligné que ce sujet n’était pas au cœur des préoccupations des participants au sommet, venus échanger sur l’éducation et l’avenir du monde. Il a toutefois rappelé : « Il est toujours très important de se souvenir des victimes. Il y a beaucoup de victimes dans cette affaire. »
Les documents dévoilés mentionnent le prince Andrew à plusieurs centaines de reprises, notamment dans des courriels privés d’Epstein. Bien que ces mentions ne constituent pas en elles-mêmes une preuve de culpabilité, certaines pièces suscitent de nouvelles interrogations. Parmi elles figurent des images montrant Andrew penché au-dessus d’une femme non identifiée, ainsi qu’une invitation à Buckingham Palace adressée à Epstein et une proposition de rencontre avec une femme russe de 26 ans.
Le duc d’York a toujours nié toute implication dans les crimes d’Epstein. En 2022, il a été déchu de ses titres royaux par le roi Charles III à la suite des controverses liées à cette affaire.
Depuis la publication des nouveaux documents, les appels se multiplient pour que le prince Andrew accepte de témoigner devant le Congrès américain. Spencer Kuvin, avocat représentant plusieurs victimes, estime qu’il « devrait absolument se proposer pour témoigner » s’il souhaite contribuer à la recherche de la vérité.
Le Premier ministre britannique, Sir Keir Starmer, s’est également montré favorable à cette démarche. Selon lui, les victimes doivent rester « la priorité absolue ». Il a déclaré : « Toute personne disposant d’informations devrait être prête à les partager. On ne peut pas se dire centré sur les victimes sans accepter de coopérer. »
Alors que l’affaire Epstein continue de révéler de nouveaux éléments, la prise de parole du prince Edward marque un tournant dans la communication de la famille royale, jusqu’ici restée largement silencieuse. Son appel à se concentrer sur les victimes pourrait relancer le débat sur la responsabilité et la transparence des personnalités impliquées.
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