Lors de son procès, Ab el M., ancien analyste de haut niveau au sein du NCTV, a été fortement mis en difficulté par la justice néerlandaise, confronté à de nombreux contacts qu’il entretenait avec des responsables des services de renseignement marocains.
Accusé d’espionnage au profit du Maroc, il a nié toute implication, affirmant que ses échanges téléphoniques et messages concernaient des membres de sa famille, des représentants associatifs ou des affaires privées. Toutefois, les enquêteurs ont démontré que ces communications correspondaient aux numéros de hauts responsables de la DGED, les services secrets marocains.
Le tribunal a également mis en lumière des messages évoquant des « petits objets » et du « médicament », interprétés comme un langage codé pour des transferts d’informations. Sur son ordinateur, les autorités ont retrouvé des documents contenant des analyses sensibles sur le Maroc et sa diaspora, jugées incompatibles avec de simples discussions familiales.
Face aux questions répétées du juge, Ab el M. a peiné à fournir des explications cohérentes. Il a reconnu avoir eu des contacts avec des agents du renseignement marocain, tout en maintenant qu’il n’avait jamais transmis de secrets d’État.
Affaibli par les contradictions et les preuves présentées, l’accusé est apparu de plus en plus hésitant et ému au cours de l’audience. Le procès se poursuit, alors que la justice tente d’établir l’ampleur réelle des informations qui auraient pu être transmises.
Source : De Telegraaf, 03/02/2026
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