#CAN2025 #Sénégal #Maroc #arbitrage #chaos #corruption
Rabat, Maroc – La victoire dramatique du Sénégal en prolongation contre le pays hôte, le Maroc, a marqué la fin d’une édition de l’CAN 2025 riche en émotions, mêlant football de haut niveau et controverses sur et en dehors du terrain.
Sénégal : un parcours chaotique vers un deuxième titre
Le Sénégal a remporté la finale 1‑0 après prolongation face au Maroc au Stade Prince Moulay Abdellah, décrochant ainsi sa deuxième Coupe d’Afrique des Nations, quatre ans après son premier sacre en 2021. Le milieu de Villarreal, Pape Gueye, a inscrit le but décisif dès le début de la prolongation, faisant taire les 52 000 spectateurs et renversant le scénario qui semblait destiné à consacrer les Marocains.
Le match a été marqué par des décisions arbitrales controversées : un but d’Ismaila Sarr a été annulé dans le temps additionnel, et un penalty accordé au Maroc en fin de match a été manqué par Brahim Díaz, qui a tenté un Panenka raté. Dans un geste inédit, l’entraîneur sénégalais Pape Thiaw a brièvement fait quitter ses joueurs du terrain avant qu’ils ne reviennent, ajoutant une tension historique à une finale de la CAN.
Maroc : un hôte impeccable mais un rêve brisé
Le Maroc a offert l’un des tournois les mieux organisés de l’histoire de la CAN, avec neuf stades modernes répartis sur six villes et des camps de base dédiés pour les 24 équipes. La qualité des infrastructures et des pelouses a été unanimement saluée et a largement contribué à élever le niveau général de jeu.
Sur le terrain, les Lions de l’Atlas semblaient destinés à compléter leur parcours entamé en demi-finale de la Coupe du monde 2022, n’encaissant que deux buts en sept matchs grâce notamment à leur gardien Yassine Bounou. Mais la finale à domicile s’est transformée en cauchemar lorsque Díaz a raté son penalty et que le Sénégal a frappé en prolongation, offrant l’un des revers les plus douloureux de l’histoire du football marocain.
Une édition record en termes de buts
La CAN 2025 a battu un record de buts, avec 120 réalisations inscrites, surpassant les 119 de l’édition 2023 en Côte d’Ivoire. L’agrandissement du tournoi à 24 équipes favorise un football plus ouvert et offensif, tandis que les pelouses de qualité et la profondeur des effectifs africains ont permis une avalanche d’occasions et de frappes spectaculaires tout au long du tournoi.
Même si la finale a été plus prudente, la statistique globale confirme que la CAN reste l’un des tournois internationaux les plus imprévisibles et captivants.
Ghana : l’absence choc
Pour la première fois depuis 2004, les quatre fois champions d’Afrique n’ont pas participé à la CAN, terminant derniers du groupe F des qualifications avec seulement trois points. Tirés au sort avec l’Angola, le Soudan et le Niger, les Black Stars ont enregistré 0 victoire, 3 nuls et 3 défaites, avec une différence de buts de 4‑4.
Cette absence a choqué les parieurs et fans ghanéens, alors que des sites comme BetZillion misaient sur leur qualification. Malgré tout, l’entraîneur Otto Addo a conservé son poste après avoir mené le Ghana vers la Coupe du monde 2026, illustrant le dilemme de la fédération : célébrer la qualification mondiale tout en regardant la CAN depuis le canapé.
Les stars et l’équipe-type du tournoi
La CAF a récompensé les performances du Sénégal, du Maroc et du Nigeria, les deux premières nations fournissant l’essentiel de l’équipe-type. Moussa Niakhaté, Pape Gueye, Idrissa Gueye et Sadio Mané (élu joueur du tournoi) représentaient le Sénégal, tandis que Bounou, Achraf Hakimi, Noussair Mazraoui et Brahim Díaz figuraient pour le Maroc. Le Nigeria, troisième, a placé Calvin Bassey, Ademola Lookman et Victor Osimhen, soulignant son vivier de talents.
Couleur, controverse et rayonnement mondial
Au-delà du football, la CAN 2025 a livré tout le spectacle attendu : cérémonies d’ouverture avec Davido et French Montana, supporters emblématiques comme Michel Nkuka Mboladinga de RD Congo, et débats enflammés sur l’arbitrage suite aux incidents de la finale.
Maroc 2025 restera comme un tournant : un tournoi parfaitement organisé, spectaculaire, suivi mondialement, mais conservant cette intensité émotionnelle et cette imprévisibilité qui font l’âme de la CAN.
Soyez le premier à commenter