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Béjaïa – La mise en exploitation du gisement de zinc et de plomb de Tala Hamza, dans la wilaya de Béjaïa, figure parmi les priorités du gouvernement algérien. Lors de la réunion du Conseil des ministres hier, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a souligné la nécessité de lancer ce projet stratégique dès mars 2026, en insistant sur ses retombées économiques et sociales, tant pour la région que pour l’ensemble du pays.
« Le président de la République a insisté sur la nécessité de lancer ce projet prometteur au mois de mars 2026, au regard des emplois qu’il permettra de créer et des retombées économiques qu’il générera », précise le communiqué officiel.
Un projet suivi de près depuis 2023
Depuis son lancement fin 2023, le projet de Tala Hamza fait l’objet d’un suivi permanent des pouvoirs publics afin de lever les contraintes administratives, financières et matérielles et d’accélérer sa mise en exploitation. Lors d’une réunion en septembre dernier présidée par la secrétaire d’État chargée des Mines, Karima Tafer, les autorités ont examiné l’état d’avancement du projet et ses retombées socioéconomiques : contribution à la diversification de l’économie, réduction de la facture d’importation et augmentation des revenus en devises.
Une joint-venture algéro-australienne et un partenariat stratégique avec la Chine
Le projet est confié à la société WMZ (Western Mediterranean Zinc), une joint-venture algéro-australienne. Le capital est détenu à 65 % par le groupe Terramin (Australie), 32,5 % par l’Entreprise nationale des produits miniers non-ferreux (ENOF) et 2,5 % par l’ORGM (Office national de recherche géologique et minière).
À la fin de 2024, WMZ a conclu un partenariat stratégique avec le groupe chinois Sinosteel, incluant des accords techniques et financiers pour la mise en exploitation de la mine et la création d’un complexe industriel de traitement des minerais bruts.
Des réserves importantes et un impact économique majeur
Situé sur près de 240 hectares à Amizour, le gisement recèle environ 35 millions de tonnes de minerais de zinc et de plomb. La production annuelle pourrait atteindre 170.000 tonnes de concentré de zinc et 30.000 tonnes de concentré de plomb, selon les études de faisabilité.
Avec une durée d’exploitation estimée à plus de 20 ans, Tala Hamza se positionne comme l’un des principaux sites miniers d’Afrique. Le projet devrait générer près de 5.000 emplois, dont 800 directs et 4.000 indirects, et un chiffre d’affaires annuel de plus de 215 millions de dollars.
Infrastructures et connexion au port de Béjaïa
Au-delà de l’exploitation minière, des infrastructures annexes sont prévues pour faciliter le transport du minerai, notamment une connexion au port de Béjaïa, garantissant une logistique efficace pour l’exportation et le traitement industriel.
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