Quand le capital lâche fait confiance à l’Algérie

La « métamorphose » qu’a connue l’Algérie en moins de deux ans dans le domaine de l’investissement n’est pas le fruit d’un coup de baguette magique, mais, très simplement, celui d’une loi sur l’investissement consacrant l’élément de confiance dont le capital lâche avait besoin.

On constate jour après jour que les lois sur l’investissement qui étaient promulguées en Algérie pendant près de deux décennies avaient pour but d’étouffer toute idée d’investissement et de décourager les investisseurs locaux et étrangers, tout en laissant la porte grande ouverte à l’importation, avec des factures gonflées dont profitaient des membres de la mafia et leurs bénéficiaires. Le climat d’investissement en Algérie posait de nombreux problèmes et ne favorisait en rien la création de richesse ni la relance de l’économie stagnante. Sinon, comment expliquer que toutes les données relatives à l’investissement aient changé complètement en moins de deux ans, c’est-à-dire depuis la promulgation de la loi n°22-18 du 24 juillet 2022 relative à l’investissement.

Le projet de loi sur l’investissement que l’Algérie a adopté au cours des deux dernières années vise à restaurer la confiance des investisseurs et à garantir la stabilité et la pérennité du cadre législatif pendant au moins 10 ans, en plus de « définir les règles et principes qui régissent l’investissement ainsi que les garanties accordées aux investisseurs et les régimes incitatifs applicables aux investissements réalisés dans les activités économiques productrices de biens et de services, par des personnes morales ou physiques, résidentes ou non résidentes ».

Parmi les résultats de ce changement et de ce que l’Algérie veut réellement réaliser à travers la loi sur l’investissement, on note qu’en moins de 15 mois seulement depuis sa promulgation, l’Algérie a réussi à devenir un pays émergent selon les rapports des institutions financières internationales reconnues, et que son économie a enregistré un taux de croissance de 4,1 %, ce qui en fait la meilleure performance en termes de croissance en Afrique et au Maghreb. L’économie a ainsi généré 450 000 milliards de dinars, soit environ 50 milliards de dollars, grâce à la mise en place d’une guichet unique pour faciliter les démarches pour les investisseurs locaux et étrangers, ce qui a permis la création de centaines de projets productifs, dont 160 projets étrangers commencent déjà à porter leurs fruits sur le terrain, selon les chiffres confirmés par les institutions financières internationales.

Parmi elles, la Banque mondiale, comme l’a souligné le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, à la fin de l’année 2024 lors de son allocution à la rencontre entre le gouvernement et les walis. L’Algérie ambitionne également de lancer au moins 20 000 projets d’investissement, locaux et étrangers, en s’appuyant sur les avantages de la loi sur l’investissement, qui constitue un cadre législatif et réglementaire « s’inscrivant dans la concrétisation des engagements du président de la République dans le domaine économique, notamment l’engagement n°16 relatif à l’amélioration du climat des affaires et à l’encouragement des investissements, y compris étrangers, en facilitant et en simplifiant les procédures liées au processus d’investissement ».

Ainsi, il y avait une intention mauvaise et perverse derrière les changements successifs des lois sur l’investissement en Algérie pendant de nombreuses années, afin de rendre le pays repoussant pour tout projet d’investissement. Comme on le sait, le capital est lâche ou « peureux » par nature selon les principes fondamentaux de l’investissement : l’investisseur prend toujours soin d’étudier l’environnement d’investissement avec précision et observe d’abord la performance et les mouvements de l’investisseur local dans cette région pour évaluer la stabilité de l’environnement avant de prendre toute décision d’investissement. L’investisseur local constitue le meilleur indicateur de la stabilité et des incitations dans le climat d’investissement en Algérie, et c’est de là que naît la confiance de l’investisseur étranger à revenir en Algérie après de longues années de découragement, dont le seul objectif était de faire de l’Algérie une porte pour importer tout et n’importe quoi et faire sortir des devises étrangères.

La « métamorphose » qu’a connue l’Algérie en moins de deux ans dans le domaine de l’investissement n’est pas le fruit d’un coup de baguette magique, mais, très simplement, celui d’une loi sur l’investissement consacrant l’élément de confiance dont le capital lâche avait besoin.

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