La même information sous deux angles différents… De plus en de plus de Chinois vivant à l’étranger repartent chez eux. La croissance dans ce pays se maintient à un niveau tel que les exilés chinois perdent au change lorsqu’ils transfèrent leur argent. Il devient préférable pour eux de retourner au bercail où les opportunités de gagner leur vie sont désormais meilleures qu’ailleurs.
C’est la première fois que ce phénomène de retour des émigrés chinois se manifeste, selon la presse occidentale qui donne les statistiques et multiplie les reportages là-dessus. L’information est donnée, développée, triturée, pour que ensuite, chacun se fasse l’opinion qu’il veut, si tant est que cette information ait retenu son intérêt. Et voici que des journaux algériens annoncent le même phénomène mais avec un traitement des plus surprenants.
1500 Chinois sont repartis chez eux, abandonnant leurs activités commerciales en Algérie, parce qu’ils ne pouvaient plus vivre dans ce pays où il ne fait pas bon vivre en général, ni encore moins y travailler, parce que les lois et la corruption vous en empêchent !
Ici, il n’est plus question de faire part d’un phénomène quelconque, mais de l’utiliser comme prétexte pour faire du nihilisme de soi. Qu’est-ce que le nihilisme de soi ? C’est une posture de pseudo opposant où il s’agit de vomir sur tout et n’importe quoi. Mais toutes les postures, réactions, opinions, doivent être respectées, y compris celle-là qui consiste à se nier pour exister. A condition naturellement qu’elles ne procèdent pas de la pure ignorance – laquelle est la forme aboutie du mal.
Tout le problème est que, en l’occurrence, considérer le départ de quelques Chinois d’Algérie comme une preuve qu’on ne peut y vivre et y travailler relève de cette sorte d’ignorance. Autrement dit, il n’existe pas seulement une volonté d’utiliser des faits en vue de nuire politiquement à une partie adverse, mais une conviction absolue que telle est la vérité de ces faits. La mauvaise foi est dépassée par plus fort qu’elle. Il y a comme un fantasme d’abandon, hérité sans doute de la fin (traumatisante pour certains) du colonialisme, qui consiste à conférer à ces quelques départs de Chinois installés ici des allures de tragédie nationale.
#Algérie #Chine
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